Un gouvernement buté et des éditeurs toujours aux abonnés absents !

Le processus de remise en cause de la loi Bichet engagé par le gouvernement poursuit son chemin parlementaire alors même que l’adoption de ce projet de loi en l’état condamnerait à court terme les deux messageries de presse existantes et les salariés qui y travaillent. La commission culturelle de l’Assemblée Nationale se penchera sur le projet ce mardi 11 juin. Les députés de la majorité ne devraient par le suite plus tarder à voter ce texte qui ne sera que peu amendé. Un véritable passage en force contre le pluralisme !

Les éditeurs, dont la plupart sont actionnaires de Presstalis à travers les coopératives restent de leur côté toujours silencieux quant à leurs futures intentions. Ils ne fournissent aucune garantie de soutien à la messagerie historique et ses salariés si la loi venait à être votée. Un comportement que nous jugeons irresponsable.

Le groupe Presstalis déjà en difficulté est pourtant toujours engagé via un protocole de conciliation  au tribunal de commerce sur un plan de redressement qui se terminera en 2023. ce projet de loi remet en cause ses chances de réussite alors que les efforts conséquents ont été demandés aux salariés au moment de son adoption.

Gouvernement, éditeurs et directions ne peuvent continuer ainsi. Ils doivent sortir du bois et dévoiler leurs véritables intentions quant à l’avenir de la distribution de la presse et de son opérateur principal;

La Section SAD du SGLCE CGT appelle par conséquent les salariés de l’entreprise à multiplier les initiatives et arrêts de travail lors du traitement des publications du 6 au 10 juin 2019 pour démontrer leur opposition au projet de loi et interpeller éditeurs et gouvernement sur cette situation qui ne peut plus durer.

 

Tous ensemble pour nos emplois et le pluralisme, défense de la loi Bichet !

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