Réunion des syndicats des transports urbains et du transport routier de voyageurs de la région Grand Est à l’UL de Nancy

Réunion nationale des traminots d’un peu partout en France (Nancy, Metz, Forbach, Reims, Lyon, Bordeaux, Nantes, RATP, Florange…) à l’UL de Nancy, en présence de camarades de l’UL de Montélimar.

Réunion à Nancy des syndicats des transports urbains et du transport routier de voyageurs de la région Grand Est avec à l’ordre du jour :
– le financement du transport collectif (réformes territoriales, restrictions des finances publiques, loi d’orientation des mobilités, …) ;
les conséquences sociales dans nos entreprises sur les conditions de travail, le niveau et la qualité de l’emploi, les politiques salariales ;
– La construction des réponses revendicatives de la CGT et de l’élévation du rapport de force.

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Consultation en ligne en direction des usagers du transport collectif

Suite à la décision de la Métropole, l’entreprise Keolis (filiale SNCF) a repris , depuis le début janvier le réseau de transport urbain de l’agglomération dans le cadre d’une délégation de service public.

Il y a quelques jours, Keolis et la Métropole ont rendu public le nouveau réseau, les nouvelles prestations de services. On y apprend que les 4 principales lignes, le tram et 3 lignes de bus, vont être renforcée (plus longue, plus de rotations, grande amplitude horaire etc.) au détriment des autres, qu’un service de bus à la demande devrait voir le jour, etc.

ceci dit, les camarades du syndicat CGT Keolis n’ont guère plus d’éléments concernant la mise en place du nouveau réseau alors que celui-ci doit voir le jour le 26 août prochain.

Nous avons décidé de faire une consultation en ligne en direction des usagers du transport collectif dans le cadre essentiellement des déplacements domicile-travail, afin de connaitre vos usages et vos besoins en transports.

Les données recueillies (totalement anonyme – hormis pour la NSA et la CIA bien sûr) seront transmise aux camarades de la CGT Keolis dans leur discussion avec leur direction mais aussi indirectement avec l’autorité organisatrice du transport.

Pour lire le tract, cliquez ici : tract_réseaubus_ULjuin2019

Pour répondre à la consultation suivre le lien :

https://forms.gle/3PTjxdZgmeZjDQes7

Loi Bichet : la mobilisation continue !

Loi Bichet : la mobilisation continue !

Le projet de loi qui ouvre à la libéralisation le secteur de la distribution de la presse a été voté par les sénateurs le 22 mai 2019 malgré notre opposition.

Si le dernier mot appartiendra aux députés, la composition politique de l’Assemblée nationale ne laisse guère de doutes sur l’issue des débats qui devraient se dérouler avant la fin de l’année.

Le gouvernement, avec la bénédiction de certains éditeurs, choisit ainsi de passer en force et de mettre fin à un système égalitaire et solidaire permettant au pluralisme des idées d’exister, considéré comme « joyau législatif de la résistance ».

L’application de cette loi permettra l’entrée de nouveaux acteurs et mènera à la déstabilisation des messageries existantes, déjà fragilisées par la baisse récurrente des volumes. De nombreux points de vente éloignés des centres urbains pourraient disparaître à terme. Les conséquences sociales potentiellement lourdes ne sont toujours pas prises en considération.

Etat, éditeurs et directions se renvoient la balle sur l’avenir de Presstalis, déjà sous le coup d’une conciliation au tribunal de commerce avec un plan qui s’étale sur 5 ans et qui aura bien du mal à survivre dans la jungle de la concurrence. Pour preuve, le Ministre de la Culture évoque lors de son audition au Sénat l’entrée possible au capital d’acteurs industriels comme La Poste ou Géodis mais renvoie la responsabilité des négociations à la direction de Presstalis. Discours incompréhensible puisque que chacun sait que c’est bien l’Etat qui est actionnaire de ces deux entreprises.

Les éditeurs qui ont déjà déposé de nombreux préavis de départ des messageries restent quant à eux étrangement silencieux, comme s’ils n’avaient aucune responsabilité sociale dans l’affaire.

Les salariés de la distribution à travers leur syndicat alertent depuis des mois sur cette situation explosive. Ils n’attendront pas les bras croisés sans rien faire. Ils n’ont d’autres choix que de continuer à se mobiliser.

Par conséquent, à l’appel de la Section SAD du SGLCE, ils se sont mis en grève ce mercredi 29 mai 2019 pour se faire entendre.

Notre syndicat demande la suspension du processus parlementaire et la mise en place rapide d’une table ronde réunissant pouvoirs publics, éditeurs, directions et organisations syndicales pour débattre sérieusement de l’avenir de la distribution de la presse et du maintien de ses emplois.

Paris, le 29 mai 2019

La liberté de la presse en danger, le Sénat adopte la réforme de la presse : HONTEUX !

Le Sénat à majorité de droite a adopté mercredi à main levée en première lecture la réforme de la distribution de la presse, défendue comme « indispensable » par le ministre de la Culture Franck Riester, mais combattue par la CGT du Livre.

La loi Bichet du 2 avril 1947, héritage du CNR, permettait grâce à un système coopératif à chaque quotidien ou périodique, quelle que soit l’importance de son tirage, et son orientation, d’être présent dans les points de vente sur tout le territoire, à égalité de traitement, en étant groupé avec les autres titres et acheminé en temps et en heures vers les points de diffusion.  

Adieu à ce système coopératif  et solidaire 

Adieu aux principes fondamentaux de liberté, d’égalité issus de la loi Bichet ?

Adieu à la liberté d’expression, au pluralisme, à la diversité et la liberté de la presse ?

Le projet de loi réformant la loi Bichet qui organise depuis plus de 70 ans la distribution de la presse, a été adopté avec les voix LR, centristes, RDSE à majorité radicale, LREM et Indépendants. Le CRCE à majorité communiste a voté contre et le PS s’est abstenu. Il doit maintenant être soumis à l’Assemblée nationale.

Sur fond de grave crise du distributeur Presstalis, le texte prévoit notamment d’ouvrir à de nouveaux acteurs ce secteur que se partagent aujourd’hui Presstalis et les Messageries lyonnaises de presse (MLP) à partir du 1er janvier 2023.

Il donne davantage de souplesse aux marchands de journaux dans le choix des titres qu’ils distribuent (hors presse d’information politique et générale), afin « d’améliorer leur attractivité commerciale », selon le ministre.

Opposée à ce projet, la CGT du Livre a appelé à une grève de 24 heures, empêchant la parution des quotidiens nationaux mercredi. et à une manifestation devant le Sénat.

Le groupe CRCE s’est fait l’écho de cette opposition, Pierre Laurent exprimant « les plus grandes inquiétudes sur l’effet dévastateur en termes de pluralisme de l’application d’un tel projet ».

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La question de Presstalis a été au coeur des débats, David Assouline (PS) insistant pour obtenir la garantie « que Presstalis ne sera pas victime de ce projet de loi ». Il a dressé « un bilan mitigé » des dispositions du texte, malgré des « améliorations substantielles » apportées par le Sénat.

Notre analyse  :

La loi Bichet est un véritable fleuron de la liberté d’expression, de pensée et d’opinion issu de la résistance suite à la collaboration de certains journaux avec l’ennemi.

S’attaquer à ce joyau législatif de la Résistance, c’est s’attaquer aux fondements même des notions d’égalité  d’une société qui se prétend démocratique pour les livrer sur l’autel du libéralisme à de grands groupes et permettre la diffusion des titres  en phase avec le pouvoir en place au détriment des autres titres (plus subversifs, revendicatifs, à tirage limité par exemple) qui seront appellés à disparaître.

La CGT s’oppose à ce détricotage politique de ce système coopératif de la distribution de la presse symbole de nos libertés individuelles.

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